Bento 21 janvier 2013

Publié le par imaginer

21 janvier 2013• Petit morceau de râble de lapin

• Une demie pomme de terre

• Petits pois-carottes

• Une orange

21 janvier 2013

Ce week-end, m'est arrivé ce que je n'ai pas eu depuis des mois et des mois ! Une gigantesque, énorme, incontrôlable EME (Envie de Manger Emotionnelle).

Terrible et terrifiant. Ca a commencé vendredi soir, je me suis ruée sur un paquet de chips au vinaigre, que j'ai mangé en entier....... Puis j'ai diné, sans faim. Et ai mangé des chocolats en regardant la télévision.

 

Samedi midi nous avions des invités, Chéri avait cuisiné copieux comme d'habitude et moi qui depuis pas mal de temps arrive à gérer les repas festifs, là je me suis servie, resservie, tout en me disant que je n'avais plus faim et pourtant quelque chose en moi me disait "continue, fais-toi mal, mange mange mange".

 

Samedi soir Chéri n'avait pas faim, avec nos invités le déjeuner s'était prolongé jusqu'à 16 heures, et bien moi j'ai décrété que je voulais manger. J'ai englouti une demie baguette avec du tarama, puis le reste des gâteaux du midi.

 

Hier matin je me suis levée bien décidée à ne manger que lorsque la faim serait revenue. Et à aller au sport. Et puis finalement non seulement je ne suis pas allée au sport, mais à midi, alors que je n'avais pas faim, même pas fini de digérer mes excès de la veille, j'ai proposé à Chéri d'aller au restaurant italien. Et là, j'ai mangé une soupe minestrone, suivie de cannellonis aux aubergines et mozzarella, et allons-y, un tiramisu pour clôturer.

 

Ensuite, vu le temps, nous sommes rentrés à la maison, où je me suis jetée sur une barre de chocolat.

 

A 19 heures, j'ai mangé des biscuits apéritifs, puis le reste de la viande et des légumes de samedi midi, puis une danette au caramel, et des chocolats.......

 

Malgré tout cela qui me pesait sur l'estomac, j'ai bien dormi. Ce matin j'ai juste bu mon café. Je me suis préparé un bento comme d'habitude, ni plus ni moins. Car là, j'ai retrouvé mes esprits et si je m'écoutais, je resterais une semaine à la diète pour évacuer tout cela. Or s'il y a une chose que je sais maintenant c'est qu'il ne faut surtout pas se mettre à la diète après des excès, au risuqe de stocker beaucoup plus.

 

Donc je mangerai mon bento quand j'aurai faim, si j'ai faim..... Pour l'instant je sens que je suis encore en phase de disgestion.

 

Je me suis pesée ce matin, j'ai pris deux kilos par rapport à vendredi matin. Logique, après ces trois jours passés à dévorer. Je suppose que ces deux kilos vont repartir vite. Ce qui m'ennuie le plus, c'est cet état dans lequel j'ai été pendant presque trois jours. Impossible de lutter. Ni la respiration en pleine conscience, ni le fait de me rendre compte que je n'avais pas faim n'ont servi à quelque chose.

 

Seule cette voix me poussant à manger encore et encore, à tout détruire de ce fragile équilibre acquis en plusieurs mois a compté...... J'espère que ce n'est qu'un accident de parcours....... voilà en tout cas qui va me faire réfléchir encore plus intensément sur ma fragilité face aux émotions, face à la nourriture.....

 

Ce matin je ne suis pas fière de moi, je suis même écoeurée de moi.......Pendant ces trois jours, je suis redevenue celle que j'ai été pendant si longtemps....

 

Nos invités nous ont apporté de jolies fleurs, moi qui aime tant les fleurs, je ne suis pas sûre pourtant de mériter qu'on soit si gentil avec moi...19 janvier 201319 janvier 2013

Publié dans Parcours alimentaire

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Cicciotella 22/02/2013 16:12


A la recherche du billet au sujet de la Parisienne (ou je ne pourrai finalement pas aller, et je voulais te le dire et te remercier malgré tout de ta proposition), je tombe sur ce billet-là, qui
me frappe douloureusement, spécialement la dernière phrase.


Je suis désolée de ne pas l'avoir vu avant. Les autres commentaires disent sans doute mieux que moi tout ce qu'on peut dire au sujet des EME. J'apprends au passage qu'on n'en est jamais
débarrassé, mais qu'on n'en a plus que dans les grandes occasions... C'est noté.


Pour ta dernière phrase, j'ai juste à dire que même une femme (ou un homme) qui ferait 200 kg, dont les repas ne seraient faits que de gigantesques EME, mériteraient qu'on soit gentil avec eux et
qu'on leur apporte de belles fleurs en venant manger chez eux, pas en lot de consolation, mais parce que tous méritent le respect d'autrui et l'amour de ses proches.

imaginer 25/02/2013 09:24



Ah dommage que tu ne puisses pas venir.... Mais je te le dis de nuveau ça me ferait réellement plaisir qu'on boive un café quand tu seras de passage à Paris......


 


Du fait que tu laisses un com sur ce billet, un mois après, je l'ai relu. Je pense vraiment que des EME j'en aurai toujours, et sans doute ne suis-je pas la seule. Cette idée ne me fait plus trop
peur, l'essentiel est que je sache maintenant que je peux me faire un peu plus confiance et redresser la barre.


 


Ma dernière phrase me fait prendre conscience que j'ai encore beaucoup à progresser. Progresser pour accepter mes EME comme des incidents de parcours, et repartir plus forte encore, plutôt que de
m'accuser de tous les maux dans ces cas là.......


 


Mais aujourd'hui, un mois après, je me dis que ces épisodes contribuent à me faire avancer, à mieux me connaitre, ils font partie de moi et maintenant, j'arrive à m'accepter, avec mes failles,
mes angoisses, mon peu d'assurance. Et j'arrive même certains jours à me regarder avec bienveillance alors tu vois, rien n'est désespéré.....


 


Merci en tout cas d'être là. Prends soin de toi.



Karin 23/01/2013 15:29


Je n'ai pas voulu blesser qui que ce soit, et je m'excuse vraiment si mon commentaire a pu faire mal.


 


Je ne sais que trop bien que ce qu'est de ne pas supporter son image, de tout tenter pour la conformer au moule "exigé" par la société, et de sombrer quand malgré tous nos efforts, notre corps
continue de se rebeller et notre image de nous insupporter.


J'ai été ronde aussi et j'en ai souffert des années durant. Maintenant, je ne le suis presque plus, depuis 10 ans (-25 kgs), mais c'est un combat de tous les jours, de toute une vie, avec
des hauts et des bas (+/-10kgs), des accès de mauvaise conscience quand on dérape sur des aliments qui n'apportent même pas de plaisir, de fierté quand la balance va vers le moins ou qu'on rentre
de nouveau dans un vêtement qui était devenu trop petit.


Je sais ce que c'est alors jamais je ne me permettrai de juger qui que ce soit rencontre ces problèmes.


 


Il y a juste que je n'ai jamais entrepris de travail sur moi-même (je pense que je le devrais, je traverse une période très difficile à d'autres égards) et  je suis estomaquée
de découvrir qu'on peut trop manger ou au contraire s'affamer uniquement pour se punir, parce qu'on estime qu'on ne le mérite pas. C'est hallucinant ! 


 


Et c'est Imaginer, bien sûr, qui est à même de savoir ou au moins sentir ce pourquoi elle a craqué.


 


 


Courage les filles! Déjà rien que le fait d'en parler à travers vos blogs respectifs est une belle leçon de courage, et un pas vers le mieux-être. C'est tellement plus facile à vivre et plus
motivant de se lancer quand on peut en parler, se plaindre, pleurer, partager, écouter et être écoutée par des gens qui comprennent.


Bises à toutes


 

imaginer 23/01/2013 17:53



Ne vous excusez pas, ni les unes ni les autres. Débattre nous fait avancer, et nous permet de réfléchir, de comprendre. Moi ça me convient que chacune s'exprime, expose ce qu'elle ressent et
qu'on en discute.


Vous avez toutes les deux raison.


D'un côté je suis en restriction même si j'ai du mal à me l'avouer.....


De l'autre, en effet quand tout vas trop bien une voix contre laquelle je ne peux lutter me dit de tout casser, de me faire du mal car c'est tout ce que je mérite. C'est pour cela que souvent
j'ai maigri, car maigrir n'est pas le plus compliqué, le plus compliqué c'est de stabiliser. Et j'ai toujours raté la stabilisation, car une fois ma protection de graisse fondue, je me suis dit
que j'allais regrossir, histoire de donner raison à ceux qui m'ont blessée, à ceux qui n'ont jamais cru en moi.


 


Je simplifie les choses évidemment, ce n'est pas aussi conscient et affirmé que cela, mais en gros c'est le processus. Je n'arrive pas à sortir de ce cercle vicieux. Je déteste être grosse, mais
dès que je parviens à être mince je ne peux pas le rester, je sens que je dois tout faire exploser pour me protéger. Ceux qui ont détruit mon estime de moi quand j'étais plus jeune ont réussi, je
me punis de ce qu'ils m'ont fait.


J'ai si peu d'ego et d'estime de moi, comme me l'a dit à plusieurs reprises le docteur Apfeldorfer, comme l'a confirmé le docteur Zermati. Ils m'ont vite cernée, ils ont vite compris. On le sait,
pourquoi plus de 80% des grosses sont grosses.......


 


Alors le sport m'aide à me réconcilier avec ce corps que j'ai si longtemps abhorré, et la méthode des AZ m'aide à me regarder avec plus de bienveillance, mais le chemin sera encore long avant la
vraie sérénité, et il y aura sans doute encore de nombreuses chutes.


 


Là où j'ai progressé, c'est que de chaque dérapage maintenant j'arrive à continuer quand même à avancer, à ne pas replonger. Et la thérapie de groupe suivie avec les AZ m'a ouvert des voix vers
la bienveillance envers moi, vers moins de colère envers moi. 


 


Merci à vous toutes de vos commentaires.



Avec un grand A. 23/01/2013 08:32


Je suis désolée de t'avoir laissée... pantoise, Karin.


Si j'ai pris le clavier pour poster mon deuxième commentaire, c'est bien parce que j'ai pris la peine de réfléchir et d'attendre les réponses d'Imaginer, sinon, je l'aurais écrit presque
d'emblée.


Car oui, c'est bien ce que je fais, et ce, depuis 4 ans maintenant. Avant, je mangeais pour "(m')oublier", maintenant, je mange parce que j'existe. Des excuses ? Oui, certains le pensent.


Malgré tout, avec le travail que j'ai pu faire sur moi, j'ai réussi à comprendre mon mécanisme et remarquer qu'il n'y a qu'au plus fort des tempêtes qui traversent ma vie que je n'ai plus aucune
attache affective à la nourriture. Ma courbe de poids en témoigne malheureusement.


Je dois avouer que la lecture de ton commentaire fait un peu mal, mais après tout, la réalité est là : oui, il est bien possible d'avoir une si maigre estime de soi que l'on ne puisse accepter de
laisser entrer le bonheur dans sa vie. Parfois ça s'appelle une dépression, parfois ça s'appelle des cicatrices profondes.

Je n'ai pas asséné que c'était la réalité pour Imaginer, je lui propose une piste de réflexion qu'elle saura identifier rapidement comme étant farfelue la concernant ou non...

Karin 23/01/2013 08:17


Ce que dit avec un grand A me stupéfie. Se punir quand tout va bien parce qu'on estime qu'on n'a pas le droit que tout aille bien pour soi, qu'on est si "nulle" qu'on ne mérite pas le
bonheur!?


Est-ce possible d'avoir une si maigre estime de soi? Ne pas avoir confiance en soi est une chose, mais ne pas s 'estimer soi-même au point de s'autoflageller quand le positif vient sonner à sa
porte, ça me laisse... pantoise.


 


 


Penses-tu que c'est cela qui ait pu t'arriver? Que tu te punisses car tu te sentais mieux dans ta peau et que tu estimes que tu n'en as pas le droit à cause de ton passé?


Ou penses-tu plutôt que ton corps a été pris d'une fringale parce que tu te restreins trop, comme dans le cas des régimes à basse calories où on finit par craquer en étant trop frustrée
(et affamée)?


Vu de l'extérieur, moi je pense que c'est cela, tu te restreins, volontairement ou non : tes quantités apportées au bureau et ingérées sont vraiment minuscules, alors que si j'ai bien
suivi la théorie des Dr ZA, tu devrais apporter un plat de contenance normale et n'en manger que la quantité correpsondant à ta faim réelle, puis jeter le reste.


Même quand tu devais faire l'exercice, tu te souviens, manger jusqu'à écoeurement un aliment qu'on adore, te souviens-tu que tu avais acheté très peu de cet aliment (religieuses, éclairs,
macarons) pour justement, inconsciemment, ne pas en manger trop? Alors que le but était l'inverse.


Tes bentos sont si peu copieux que je suis persuadée (et tu en admets l'idée) que tu fais de la restriction, en n'écoutant pas ta faim mais en te persuadant qu'elle va s'arrêter de toute façon à
la fin des deux petites bouchées que contient ton plat. Certainement pour accélerer la perte de poids, puisque c'est là que le bats blesse. Mais résultat, tu finis par te frustrer et à un moment
tu craques.


Ne voudrais tu pas essayer d'apporter de plus grandes quantités et de le manger en entier ou non, sans culpabiliser, en écoutant réellement ta faim?


 


Ne prends pas mal ce que je dis, ou ne crois pas que j'essaie de te donner des conseils à deux balles. C'est juste que j'essaie de comprendre avec toi ce qui est encore une entrave à ton
amigrissement et ce qui aurait pu te pousser à avoir cet accès boulimique (non dramatique, encore une fois).


Je sais tant comme c'est dur, comme on peut être obnubilé par ça au point de ne penser qu'à la nourriture toute la journée quand elle est devenue un problème !


 


Grosses bises, boonne journée


 


 

Avec un grand A. 23/01/2013 00:41


Une piste pour toi, peut être... ou peut être pas, mais sache qu'ici, ça a été identifié : quand les choses vont bien, que mon petit monde tourne bien, je me dis que je ne mérite pas tant de
bonheur, que je ne souffre pas assez... donc je mange, histoire de bien me punir. Je travaille tous les jours de ces périodes positives pour profiter et non me blesser, mais ce n'est pas facile.

imaginer 23/01/2013 17:39



Je comprends ce que tu veux dire, moi aussi je me punis bien souvent.......



Karin 22/01/2013 08:50


Avec un grand A a dit excellemment bien tout ce que je pensais à la lecture de ton mot. Alors je ne vais pas la paraphraser.


Je vais juste rajouter que nous ne sommes pas des machines bien huilées, il peut y avoir une entrave qui vient perturber le système qu'on croyait rodé. Tu as eu un petit accident de parcours,
c'est bien normal, ça arrive à tous, personne ne peut avoir un contrôle exclusif et infini sur soi-même. Alors même si tu n'en as guère profité car ta mauvaise conscience t'empêchait de savourer
ces aliments que tu as mangés sans faim, essaie de ne pas trop t'en vouloir, essaie de ne pas être trop dure vis-à-vis de toi-même. Personne n'a à te juger sur ta façon de gérer ton alimentation.
Et personne à part toi-même ne le fait.


Essaie plutôt de faire une croix sur cet épisode et de continuer sur ta lancée, car le plus dur est vraiment derrière toi, tes réflexes alimentaires sont devenus bons, tu as une hygiène de
vie saine, tu fais du sport (et même ton coach est fier de toi),  toi-même tu disais encore il y a quelques jours te sentir bien dans ta peau. c'est ça qu'il faut retenir et à ça qu'il faut
revenir !


D'accord?


 Allez, courage! Tu n'es pas seule, et tu peux constater que toutes ici ont déjà vécu des accidents de parcours similaires. Il n'y a absolument rien de dramatique.


 


Grosse bise et excellente journée

imaginer 22/01/2013 09:58



Voilà...... C'est ça qui est génial avec les blogs. Ne pas se sentir seule car d'autres éprouvent et comprennent ce que nous ressentons.


Car dans notre entourage, familial, amical, peu de gens sont à même de comprendre, peu de gens ont ces problèmes de poids, ces problèmes corporels, ces problèmes d'égo.......


Merci.


 


Bisous



V. 22/01/2013 08:42


Evidemment qu'on peut être aimable avec tous nos jolis, petits ou gros défauts !


 


Je n'aurai pas dû, mais j'ai ri quand j'ai lui ton récit. La fin a stoppé même mon sourire.


La façon dont tu racontes, avec un tel recul... T'es tu penchée sur ton mal être du moment (conscient ou non) ? Un accident tous les 3 mois, c'est pas dramatique. Et surtout je pense que ça va
s'espacer de plus en plus, jusqu'à que ce soit un mauvais souvenir.


Bon courage, reprends le cap.

imaginer 22/01/2013 09:51



Tu as raison, quand j'y repense, c'est plutôt risible. Pas de raison que je dramatise. Ce n'est sûrement pas la dernière fois que ça m'arrive, il va falloir faire avec.....


Mon problème c'est que je n'ai toujours pas compris ce qui m'a pris. Ca va plutôt bien en ce moment. Si ce n'est que j'en ai ma claque de ne pas vraiment perdre de poids alors que je mange sans
excès (du moins je n'en ai pas l'impression c'est peut-être là que le bâts blesse), le sport m'apporte un vrai bien-être et une réconciliation avec mon corps.....


Comme vous avez été plusieurs à me le faire remarquer en commentaires, en fait peut-être qu'inconsciemment je me restreins pour essayer d'enfin perdre du poids et que mon corps me l'a fait
remarquer.


A suivre...



Septie 21/01/2013 18:57


Ne désespère pas ! Moi j'ai passé presque un mois à m'empiffrer sans plus m'écouter, EE sur EME dont j'étais consciente mais auxquelles je me sentais incapable de résister. Peu à peu, je suis en
train de retrouver mes réflexes, de diminuer mes portions parce que je sens qu'elles sont trop grosses. Alors ne baisse pas les bras ! (et essaye de comprendre ce qui a entraîné ces EME, ça
pourra t'aider pour la suite...)

imaginer 22/01/2013 06:43



Merci. C'est bien ça le plus inquiétant, je ne sais pas ce qui a déclenché ça..... Ou alors, c'est un tout accumulé depuis des mois......



Avec un grand A. 21/01/2013 14:40


"Ce matin je ne suis pas fière de moi, je suis même écoeurée de moi.......Pendant ces trois jours, je suis redevenue celle que j'ai été pendant si longtemps....  Nos invités nous ont apporté
de jolies fleurs, moi qui aime tant les fleurs, je ne suis pas sûre pourtant de mériter qu'on soit si gentil avec moi..."


tu as tout résumé toi même !


il est toujours plus facile de raisonner de l'extérieur, donc je vais me permettre mon commentaire :


Pendant 3 jours, tu n'as été ni plus ni moins que celle que tu es et que tu seras toujours. Une personne sensible qui a des démons à dompter et qui doit vraiment se pencher dessus pour avancer.
Je pense que les compulsions sont un symptômes, un mécanisme de défense que notre cerveau met en place et qui restera en nous jusqu'à la fin de notre vie. C'est pour cette raison qu'il est
important de travailler sur ce qui nous met dans ces états...


Tu n'es pas fière de toi, tu ne penses pas mériter les fleurs que l'on t'a offert et pourtant... quel rapport ?


Tu n'as pas à être fière de cet épisode, tu dois surtout faire preuve de plus de compassion à ton égard, ainsi, tu vas générer une écoute qui te permettra peut être d'avancer... de même, les
fleurs ne sont pas là pour te récompenser de quoi que ce soit, elles sont là en gage d'amitié, laquelle n'est pas conditionnée par ton comportement alimentaire, et heureusement !

Je connais trop bien cette volonté de se nuir, cette petite voix qui lutte contre nous mêmes en nous enjoignant à manger plus que de raison. Et quand cette petite voix est là, c'est qu'il y a
autre chose derrière. Mais quoi ? Toi seule peut le trouver...

imaginer 22/01/2013 06:41



Tu as raison bien sûr rien à voir avec le fait que mes amis m'aiment, mais dans ces cas là tout se mélange.


 


Comme je te le disais l'autre jour en com sur ton blog, faire preuve de bienveillance envers nous est sans doute ce qu'il y a de plus compliqué....... Mais bon je ne vais pas laisser ces quelques
jours mettre à mal tout le bien que je ressens depuis plusieurs mois.......


 



mllelili 21/01/2013 10:34


Alors ta dernière phrase, efface là tout de suite de ton esprit!!!!


Il y a eu un déclencheur à tout ça, tu as su le définir?


Mon diet me disait que les compulsions seraient toujours présentes pour moi, mais que le niveau de stress qui les déclencherait serait élevé, donc elle seraient rares il fallait simplement
l'accepter, si c'est trop difficile pour moi mon premier réflexe sera de revenir vers la nourriture. Je viens de passer une semaine où je me suis vue repartir dans cette spirale, sans rien
pouvoir faire et puis pof j'ai remis deux trois trucs en place et du jour au lendemain tout est revenue à la normale et mon corps ne m'en a pas tenu rigueur pour une fois.


 


 


 

imaginer 22/01/2013 06:38



Ce que t'as dit ton diet me convient. C'est vrai que je n'ai pratiquement plus jamais d'EME mais alors celle-là m'a prise de court par son ampleur. Sans doute y en aura-t-il d'autres , forcément,
on ne peut pas changer nos attitudes du tout au tout.


Ce matin je suis debout depuis 5 heures du mat' j'ai mal au ventre, tout ce que j'ai ingurgité ces derniers jours me pèse, dans tous les sens du terme......


 


Je crois que l'EME est passée.


Je ne vais pas me peser avant la fin de la semaine, comme ça avec un peu de chance les deux kilos serons partis.


Le plus embêtant c'est queje n'ai pas pris conscience du déclencheur. Pas de contrariété au boulot, pas de souci en rpivé ni dans la famille, je ne sais pas. Ca doit être profond, inconscient et
c'est bien ça le plus ennuyeux. Je ne l'ai aps sentie arrirver......


Mais si tu me dis que toi aussi tu en as encore parfois, et que tout se remet en place, alors je vais travailler là-dessus.