Semaine en demi teinte

Publié le par imaginer

  • Samedi 3 octobre - 2016 - 89
    • 16 671 pas - 11,73 km - 3 057 calories brûlées - séance JC
    • Au lever : ctron pressé
    • Avant le sport : 1 wasa nature
    • Déjeuner : 1 tranche de jambon blanc, choucroute
    • Goûter : 1 sojasun
    • Dîner : 1 cuisse de poulet

Cette semaine a été faite de hauts et de bas, aujourd'hui il en ressort que je suis dans un entre-deux relativement inconfortable.

Commençons par le positif.

JC m'a fait le compliment qui puisse me toucher le plus. Hier, comme l'élève qu'il a après moi arrivait alors que nous parlions quelques minutes en fin de séance, je l'ai regardée pendant qu'elle allait au vestiaire et ai dit à JC "Ah, ça me fait plaisir de voir que tu as des élèves qui sont de vraies sportives". Devant son air étonné je lui explique "oui, c'est quand même plus agréable pour toi de travailler avec des filles comme ça, qui ont un vrai corps de sportive". En effet, cette jeune femme avait une silhouette tout en muscles, je l'ai d'autant mieux vue qu'elle est arrivée en short et débardeur.

Et là JC me dit "Oui, c'est une sportive professionnelle. Mais vraiment, tu ne te rends pas compte de toi. Tu te caches derrière ton caleçon de sport et ton tee-shirt trop grand mais s'il y en a une qui a un corps de sportive, tonique et musclé, c'est bien toi". Et il m'a fait regarder mes fesses, a donné un coup dans mes jambes, dans les abdos..... "Je veux vraiment que tu te rendes compte de l'évolution de ton corps, tes épaules complètement dégagées, dont on voit les os, ton ventre dur, tes fesses et tes cuisses musclées, tes mollets affinés dont on voit les muscles quand tu marches". Et là, c'est moi qui le regardait bouché bée..... Il a ajouté, "tu bosses sans jamais te décourager depuis plus de deux ans, tu n'a jamais lâché, et tu ne te rends toujours pas compte du niveau que tu as atteint, de ta tonicité, de tes muscles, et surtout que tu fais des séances que je fais faire à mes élèves de trente ans, comme celle que tu viens de voir. Tu es partie d'un niveau zéro aujourd'hui je peux te mesurer à mes élèves pro, malgré les 48 ans et les bourrelets dont tu te plains". Et sur ce, il m'a serrée dans ses bras, m'a dit de me regarder pour me voir vraiment, de me reposer ce week-end, et de manger un peu plus la semaine prochaine. Et moi, vous vous en doutez, je suis retournée au vestiaire avec les yeux humides.

Autre point positif de la semaine. Maintenant que j'ai rangé mon armoire à vêtements, chaque soir quand je l'ouvre pour choisir ce que je vais mettre le lendemain, j'ai le sourire. Sourire de ne voir que des vêtements dans lesquels je peux choisir sans me demander si ça va m'aller ou pas. Sourire de voir que l'armoire est bien plus vide qu'il y a deux semaines, mais que tout est bien rangé, et que tout ce qu'il y a dedans me plaît, parce que ce sont des vêtements que j'ai vraiment choisis, et ça, ce n'était jamais arrivé dans ma vie. Je me suis toujours habillée comme j'ai pu, pas comme j'ai voulu. Enfin je me sens bien dans mon corps, même si je ne suis pas encore à la silhouette que je désire, maintenant je me fais confiance, cette silhouette sera là un jour...

Vendredi, je me suis mise en jean pour aller au travail, et mes collègues m'ont fait remarquer mon changement de silhouette. Et en plus, ce jean, taille 44, est maintenant carrément trop grand, aux cuisses, à la taille. Un jour je le mettrai ce jean taille 40 qui pour moi représente le but ultime.

Autre moment très heureux de la semaine, voir que Yohann, à peine deux mois après l'opération d'urgence de la pubalgie qui l'a contraint à déclarer forfait aux championnats du monde d'athlétisme cet été à Pékin, peut se remettre doucement à l'entraînement, sous l'oeil vigilant de mon frère. Il est plus que temps, les Jeux Olympiques de Rio sont dans 10 mois. Les autres athlètes du monde entiers sont déjà à l'entraînement depuis au moins six semaines.

Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte
Semaine en demi teinte

Hi hi tous les exercices que vous voyez là, JC me les faits faire.

  • Abdos sur le ballon de pilates, avec un haltère de 14 kilos (pour Yohann évidemment, je ne connais pas les poids qu'il charge, je vous indique juste ceux que JC me met).
  • Gainage dynamique, le même que celui-ci et aussi du latéral.
  • Tiage dos, et le même en mettant la barre devant, avec une charge de 30 kilos.
  • Travail des triceps, avec charge de 20 kilos, ce qui pour moi est difficile, j'imagine que Yohann met plus.
  • Pompes. Bon soyons honnête, moi c'est sur les genoux.
  • Abdos, pieds levés, avec un disque de 1O kilos.
  • Soulevés avec barre chargée à 40 kilos.
  • Je suppose que tout ceci n'est qu'une partie des exercices qu'il fait tout comme cela ne représente qu'environ un dixième de la gamme d'exercices que JC me fait exécuter selon les séances.

Autre excellent moment du week-end, le déjeuner de ce midi avec Chéri (mon article précédent).

Et puis hier soir, belle soirée au théâtre de la Michodière. Représailles, une pièce bien écrite, drôle, avec un bon casting. J'aime vraiment aller au théâtre. Mais juste avant de voir la pièce il s'est passé un truc qui m'a alertée. Est-ce un simple incident, qui peut arriver à n'importe qui, ou un avertissement que je dois prendre au sérieux ? Je vous raconte.

J'ai réservé sur internet il y a plusieurs mois pour aller voir cette pièce le samedi 3 octobre, à 20h30.

Nous sommes arrivés au théâtre vers 19H30, avons retiré les places au guichet, et sommes allés boire un verre comme nous aimons à le faire avant d'aller à un spectacle.

A 20h10, nous entrons dans le théâtre, donnons nos places à l'ouvreuse, qui mous mène à une loge. Là je lui dis que non, jamais je ne réverse de loges, toujours des fauteuils d'orchestre. Nous vérifions bien les billets et nous apercevons qu'ils sont, non pas à notre nom, mais à un nom presqu'identique au nôtre, seules les deux dernières lettres diffèrent.

Nous retournons donc au guichet, où le jeune homme  nous donne les billets à notre nom. Nous avons tous vérifié, le caissier, l'ouvreuse, Chéri et moi, c'était bien ça.

L'ouvreuse nous installe donc au troisième rang, je me souvenais avoir réservé dans les premiers rangs. Nous discutions tranquillement en regardant la salle se remplir quand l'ouvreuse revient vers nous, et demande à voir de nouveau nos billets, car elle était accompagné d'un couple présentant des billets pour les mêmes places. Et là, elle a vu ce qu'aucun d'entre nous n'avait auparavant remarqué, les billets étaient pour le vendredi 2 octobre et non samedi 3 !!

Nous sommes donc à nouveau retourné à l'accueil. J'ai dit au jeune homme que j'étais persuadée d'avoir réservé pour samedi et non vendredi, que j'ai dû m'emmêler dans les dates, et donc, que pouvons-nous faire. Il me répond, je vais regarder si je peux vous placer ailleurs, mais vous allez devoir repayer vos places.

Au prix de 50 eurs la place, donc 100 euros pour nous deux, ça fait cher la confusion de date. Chéri, parfait comme toujours est resté calme et souriant. J'ai dit au caissier, mais non, quand même, je reconnais avoir fait une énorme bêtise, mais vous ne pouvez pas nous mettre dans un petit coin sans payer de nouveau ? Là il me répond que de tout façon le problème ne se pose pas, puisque le théâtre est complet pour cette représentation.

Je lui dis, mais si on attend quelques minutes, et qu'il y a des gens comme nous hier, qui ne viennent pas, qui sont malades, qui ont un empêchement, pourrons-nous prendre leur place ?

Il a vu ma détresse et m'a dit, attendez quelques minutes, je vais voir.

Nous étions tous les deux dans le hall du théâtre avec Chéri, il était 20h30, l'heure de début de la représentation, j'avais très envie de voir cette pièce, je m'en voulais terriblement, les larmes se sont mises à couler.

Chéri, tellement gentil, m'a prise dans ses bras en me disant, ce n'est pas grave, tu as fait une confusion que tout le monde aurait pu faire, tu es fatiguée, viens, rentrons à la maison.

Et moi je ne bougeais pas, complètement perdue.

Et là le caissier et l'ouvreuse sont arrivés, nous disant, vite vite vite, ça va commencer, on a trouvé des places pour vous, mais pas l'une à côté de l'autre. J'ai regardé Chéri, je ne savais plus où j'en étais, il m'a prise par la main en me disant allez vite on y va tu veux voir cette pièce, tant pis si nous ne sommes pas l'un à côté de l'autre, on se retrouve dans deux heures.

Il y avait une place au sixième rang, une dans une petite loge tout au fond du théâtre. Chéri m'a dit de prendre la meilleure place.

A peine installée, je me démontais la tête pour apercevoir Chéri dans sa loge au fond avec d'autres gens, nous avions l'air aussi malheureux l'un que l'autre.

Il était à présent 20h35.

Tout à coup surgit une autre ouvreuse, disant, il y a deux places inoccupées au cinquième rang, les gens ne peuvent pas venir, décalez-vous pour qu'il n'y ait pas d'impression de vide. J'ai alors dit à l'ouvreuse, puis-je prendre ces places avec mon mari qui est seul là-bas sans moi ? Elle m'a dit en voyant mes yeux brillants de larmes, oui je vais le chercher, vite vite vite, on n'attend plus que ce placement pour démarrer.

Et nous avons finalement vu la pièce au cinquième rang, serrés l'un contre l'autre, main dans la main. J'aurais moins apprécié ce spectacle qui m'a beaucoup plu, si je n'avais pas été près de Chéri. Grand merci à tout ce personnel du théâtre de la Michodière qui s'est décarcassé, et grâce auxquels nous avons pu passer une si bonne soirée.

En sortant, nous avons parlé de la pièce, et Chéri m'a dit, tu vois tout est bien qui finit bien, rien ne peut nous séparer.

Mais n'empêche, je lui ai dit que ce genre d'étourderie ne m'est jamais arrivée, que j'ai toujours eu une excellente mémoire. Il m'a gentiment dit que oui, mais depuis quelques mois, je dors si peu, que toute mon attention est concentrée sur mon travail, et que je suis à bout. Je me suis mise à pleurer tellement il est gentil et compréhensif.....

Je n'en n'ai pas dormi de la nuit, ça ne peut pas durer comme cela. Je ne pense qu'au travail, il prend toute la place dans ma tête tellement je crains de faire une erreur, que tout le reste, je le néglige, je fais des étourderies. Celle-ci ne prêtait pas à conséquence, mais je me rends compte de la chance que j'ai d'avoir un mari si compréhensif et aimant, des amis patients qui attendent que je sois à nouveau disponible.....

Mais moi je dis que ça ne peut pas durer. Je vais droit dans le mur là non ?

Et puis je ne veux pas que mon travail qui m'épuise et occupe toute ma tête me pousse d'un extrême à l'autre. Passer de manger trois fois trop à ne pratiquement plus manger comme c'est le cas en ce mement (bon ce midi est un mauvais exemple pour le fait de manger évidemment:-)).

Il est donc grand temps que j'arrive à trouver un meilleur équilibre entre le travail et tout le reste qui constitue ma vie, tout ce que j'aime, tout ceux que j'aime....

Je ne sais comment y arriver...

Commenter cet article

Cicciotella 07/10/2015 09:30

Tu te mets une pression tellement énorme sur tous les plans qu'il t'arrive d'oublier que tu es humaine.
Et, en plus, tu ne t'autorises à voir que ce que tu ne réussis pas (complètement), tout ce que tu réussis parfaitement, tu l'omets et l'oublie. J'étais atterrée (désolée du mot, mais je n'exagère pas) que tu te prennes encore pour une sportive du dimanche avec les programmes de folie que je te vois suivre depuis des années ; que malgré ce blog, malgré les photos, malgré les compliments de tous, tu sois toujours complètement obturée sur le rendu musclé de ta silhouette, prêtant à l'inverse une oreille plus que réceptive et complaisante aux propos avinés d'un clochard sur tes mollets ou aux automatismes d'un abruti de remplaçant médecin !

Une telle pression ferait craquer n'importe qui. Alors, de même que tu m'adjurais jadis d'être un peu plus sympa avec moi, peut-être pourrais-tu être sympa tout court avec toi, et reconnaître que tu réussis beaucoup de choses et que se tromper de jour pour une réservation (si tant que ce que soit vraiment toi qui te sois trompée dans cette histoire), c'est vraiment une poussière.

imaginer 08/10/2015 06:38

Ton commentaire m'a fait regarder les choses en face. Et en effet, je n'arrive toujours pas à me voir, toujours pas à croire ce qu'on me dit.
Chéri le premier me dit souvent que j'ai changé, que mon corps n'a plus beaucoup de bourrelets, et s'il y en a un qui est bien placé pour le voir, c'est lui. Je me vois dans les miroirs de la salle de sport, mon cou dégagé, mes clavicules qui apparaissent. tout le mond eme dit qu'ai un long cou, un port de tête dégagé, rien à faire je suis encore si peu persuadée de tout cela qu'un seul mot fait tout s'effondrer.
Quand je me regarde, je ne vois que les défauts.
Pareil avec le travail, je ne prête pas attention àtout ce que je fais, mais à ce que je n'ai pas le temps de faire et je me trouve nulle.
Mon estime de moi qui progressait petit à petit est retournée dans les limbes, je ne comprends pas....
Je ne vois en moi que ce qui va pas....
Je sais qu'il faut que j'en passe par là pour franchir un nouveau cap c'est souvent comme ça. Je sens que là je suis à la fin d'un cycle, prête à en entamer un autre, et pour cela, je dois me débarrasser des reliquats de ce cycle. Je ne sais comment expliquer cela....

V. 05/10/2015 11:40

Comment y arriver ? Il n'y a que toi qui aies la réponse et les outils.
Fais toi confiance tu es entourée. Tout le monde a confiance (Chéri, JC, ton directeur, ton ancien directeur...) donc aies confiance en toi et tes capacités.
Si dans un 1er temps tu travaillais à 150% et non plus à 200% ?

Tu es magnifique sur la photo que tu as prise.

imaginer 09/10/2015 06:19

Moi aussi je fais des fautes de frappe dans les commentaires, que j'écris plus vite que les articles et souvent sans relire:-)
J'espère que c'est juste un coup de fatigue, ça m'ennuierait vraiment de faire de telles étourderies à répétition.
Et toi comment ça va ? Toujours sur ta belle lancée ? Tu viendras raconter ta course de dimanche j'espère ?
Bisous

Dona Swann 08/10/2015 20:36

Pardon pour la faute d'orthographe, dans le message précédent.

J'ajoute que je pense que tu es fatiguée, juste fatiguée. On est forcément plus pessimiste dans ce cas... Ménage-toi et continue tout ce qui va bien : tu trouveras bien de quoi il s'agit à l'intérieur même de ce que tu crois ne pas réussir. Cela va renforcer ton moral et la sensation de progresser.
Bisous.

imaginer 05/10/2015 21:18

Tu as totalement raison. Pour commencer, demain matin je mets mon réveil à 5h30 et non 4h50. Et j'ai posé vendredi après-midi en RTT. Je verrai si en travaillant une demie heure de moins chaque jour, et pas vendredi après-midi, c'est à dire6 heures de moins déjà cette semaine, je m'en sors à peu près.
En dormant un peu plus mes idées devraient tout de suite être moins noires.... On en reparle dans une semaine...
Merci pour la photo !

Rosalie 05/10/2015 11:06

Tu va y arriver comme tu arrives à faire le reste, grâce à ta volonté. :)
Parce que c'est une bonne chose pour toi, pour ton entourage de ne pas autant travailler.
Parce qu'on ne respire pas que deux jours par semaine mais tous les jours.
Parce que tu peux être tranquille, tu n'as rien à prouver à personne. Tu es compétente, efficace et passer tant de temps au bureau n'y change rien, n'apporte rien de plus.
C'est sûr, tu vas y arriver.

imaginer 05/10/2015 21:20

Merci Rosalie. Quand je lis ça, je me dis, oui après tout, pourquoi n'y arriverais-je pas ?
Et ce mariage, comment ça s'est passé ? Ta tenue a fait fureur ?

Brin de broc 05/10/2015 07:20

Je ne peux que comprendre et t'encourager... Nos corps "nous parlent" d'une façon ou d'une autre. Une mésaventure qui se termine bien et dont on pourrait s'amuser qui prend la tournure d'un questionnement douloureux, la prise de conscience de plus en plus aigüe de frôler ses limites...ça me parle fort. Un jour est venue la certitude que ce que je ressentais puissamment au fond de moi était juste : il me fallait stopper ce rythme de dingue avant que "mon corps ne stoppe ma tête"... le "comment y arriver" en a découlé alors que cela faisait des mois (des années?) que je ne voyais pas comment faire. Je t'embrasse très fort. Prends soin de toi, ce n'est pas une formule toute faite mais un réel souhait de ma part.

imaginer 05/10/2015 21:24

Oui il y a quelques mois ça 'aurait faire rire, moi qui n'oublie jamais rien.
Mais là, ça fait plusieurs étourderies en quelques semaines, je n'arrive à me concentrer sur rien d'autre que le travail, et ça, je le refuse de toutes mes forces.
Tu as eu le courage de changer radicalement de mode de vie, je n'en suis pas encore là....
Merci de tes mots !