Un rien fière

Publié le par imaginer

J - 41

19 033 pas - 13,54 km - 3 197 calories brûlées

 

J'ai "négligé" le blog depuis mercredi. Pour la bonne cause..... Ou pas.... C'est le premier mois où je devais faire seule la clôture mensuelle du département de la Firme dans lequel je travaille.

J'ai eu deux jours de formation, et c'est tout. Pour le reste à moi de me débrouiller. Quoiqu'il en soit vendredi 31 à 18 heures, la clôture de la Firme entière devait être faite, tout le système s'arrêtait pour cinq jours, comme chaque fin de mois, pour que les comptables fassent les comptes.

Ce sera ainsi à chaque clôtiure, deux-trois jours pour tout boucler. Je vous épargne donc le détail des  horaires que j'ai faits mercredi, jeudi et vendredi.....

Mais vendredi à 18h12 la clôture était bouclée.

J'étais en panique, j'ai appelé la responsable de la compta à la Firme en lui disant que j'avais terminé, avec quelques minutes de retard, et que j'espérais que tout serait quand même pris en compte. Elle m'a dit en riant qu'il n'y avait aucun problème, qu'elle et mon directeur attendaient de voir comment j'allais gérer cette première clôture, et que tous les espoirs qu'ils ont mis en moi se sont concrétisés.

Que je me suis débrouillée seule, avec seulement deux jours de formation.

De soulagement je me suis mise à pleurer, la tension en moi était tellement haute depuis trois jours. Elle m'a dit qu'elle pensait que j'allais appeler au secours, comme tous les nouveaux intégrés venant de petites sociétés rachetées par la Firme.

Et en même temps, le contact est si bien passé entre nous, qu'elle espérait que je me débrouillerais, qu'elle pense que je suis de sa trempe, elle qui travaille depuis trente ans à la firme et est un bourreau de travail.

P....... ils m'ont fait passer un test.....encore...... J'ai passé les trois jours les plus éprouvants que j'aie jamais connus de ma vie professionnelle !

Mais je m'étais promis d'y arriver. C'est pour ça qu'en l'entendant au téléphone, avec de l'enthousiasme dans la voix, la chappe de plomb d'angoisse que j'avais sur les épaules s'est dissipée, les digues ont lâché, je me suis mise à pleurer.

A peine ai-je eu le temps d'aller aux toilettes pour reprendre contenance, me disant, il est 18h30, ça fait trois jours que je travaille non-stop, ayant l'impression de vivre au bureau, donc là je pars, je n'ai qu'une envie, voir Chéri que j'ai aperçu trois heures en trois jours, et ne pas le quitter un instant du week-end.

Mais à ce moment-là, mon directeur m'appelle dans son bureau.

Il m'a félicitée, m'a dit qu'en général les assistantes d'Associés ne parviennent pas à tout intégrer et boucler le premier mois, qu'il me réitère toute sa confiance.

Et m'a dit qu'il avait les conclusions du comité d'évaluation suite aux évaluations de juin, et que tout ce qu'il a demandé pour moi se concrétise.

Bon, voilà une étape supplémentaire franchie, mais ce que je sais moi, c'est que je suis loin, très loin, très très très loin de bien maîtriser le nouveau logiciel que je connais depuis deux semaines, et tous les aspects du travail d'assistante d'Associé d'une grande multinationale.

 

Voilà donc pourquoi je n'ai pas pu écrire sur le blog, et pas pu aller au sport non plus, rentrant trop tard pour le sport, et partant trop tôt pour le blog.

J'étais allée courir 5 kilomètres lundi soir, et hier samedi, j'étais gravement en manque. Je suis allée passer une heure et demi au stade, j'ai fait des fractionnés, de l'endurance, des circuits avec des talus à monter, c'était génial !

Hier soir, dîner un peu nostalgique, avec les parents de Chéri, son frère qui vit à Paris, et son frère mariée à une américaine. Depuis trois ans ils étaient revenus vivre en France pour le travail, ce qui nous avait permis de créer de vrais liens avec eux, avec leurs enfants que nous connaissions à peine. Et hier soir, nous avons dîné tous ensemble dans un endroit magnifique, un restaurant au coeur du Parc Montsouris, un cadre magnifique, on se serait cru en pleine campagne, il faisait doux, nous avons passé une très bonne soirée.

Ce fut un peu difficile au moment de nous dire au revoir, ils prenaient l'avion pour Denver tôt ce matin , et sans doute ne nous reverrons pas avant un an. J'aime énormément ce frère de Chéri, sa femme, et leurs trois enfants qui sont adorables...

Nous sommes rentrés, et dans le métro, nous étions tristounes....

Nous nous sommes couchés à une heure du matin, et je me suis éveillée ce matin à 9 heures, j'avais l'intention d'aller courir.

Or, en me levant, j'ai eu un vertige, j'étais glacée, brûlante de fièvre.

J'ai pris ma douche et me suis affalée sur le canapé avec un café en attendant que Chéri se réveille. Deux ibuprofène m'ont un peu soulagée, mais je suis tremblante de froid.

Il est 12h30, Chéri vient de revenir du marché avec de quoi faire des brochettes de poulet et d'agneau, des douceurs dont il sait qu'elles me feront plaisir, mais j'ai du mal à tenir les yeux ouvets, la tête qui va exploser.

Ma collègue que j'aime tant m'a envoyé un SMS, elle est exactement dans le même état. Sans doute un petit virus, nous sommes fatiguées donc affaiblies, la tension a été si forte qu'il fallait bien que ça se manifeste d'une façon ou d'une autre.

Je vais faire l'effort de tenir debout pour déjeuner avec Chéri, puis je vais dormir cet après-midi.

J'espère que ce sera terminé demain, car pour ma dernière semaine avant les vacances, j'ai beaucoup de choses à faire, je veux partir l'esprit tranquille, tous les dossiers mis à jour.

Passez un très bon dimanche, je reviendrai sans doute ce soir pour vous montrer ce que Chéri m'a rapporté du marché.

 

Publié dans De tout et de rien

Commenter cet article

Karin 04/08/2015 07:11

Les siestes? non, non, bien sûr... j'ai passé ma première semaine de vacances à dormir, même en matinée, et surtout l'après-midi. Hier encore, alors que je suis bien plus détendue et plus du tout en manque de sommeil, je me suis surprise à lâcher le bouquin que je tenais et à piquer un petit roupillon, d'une heure trente !... ça sert aussi à ça les vacances ! Donc ne t'inquiète pas, j'irai me balader pendant ce temps, ou faire des photos, ou... dormir aussi.... :-)

karin 03/08/2015 10:27

Quelle folie ce job! Je ne pourrais pas, franchement, subir une telle pression.... Chapeau bas!
Maintenant que cette clôture est faite, que tu as (encore) fait tes preuves (pfiou ils sont durs avec toi!), essaie de décompresser un minimum et d'aller au boulot un peu plus légèrement, sinon tu n'apprécieras pas notre thalasso : malade et amorphe, tu seras à ramasser à la petite cuillère là-bas!
je t'embrasse, j'ai hâte.

imaginer 03/08/2015 21:28

Non non t'inquiète cette semaine c'est beaucoup plus calme au bureau, la moitié des collègues sont en vacances, comme les clients..... J'en profite pour essayer de mettre bien à jour et partir l'esprit tranquille.
tu ne m'en voudras pas si j'éprouve le besoin de faire des siestes à Pornic ?
Bisous